Tu as été un des premiers mous que j'ai rencontrés près de Portets, après le divin blackie. On a pas mal discuté de ta vie londonienne (toi, le spécialiste des longs tunnels !), ton papa était même à nos côtés le dimanche.
Déjà, certains mous étaient inquiets sur ton état de santé, mais tu préférais ne rien dire, fidèle à ton image, discret.
On a essayé de conjurer le mauvais sort avec nos vannes régulières. N'y vois aucune malice. Mais te voir revenir à la vie à Chambéry avant d'enchaîner par un petit déjeuner camembert/vin rouge, bordel c'était sacrément doux dingue.
Près d'Angers, fidèle au poste, à enquiller les verres jusqu'au petit matin… Et réclamer la clémence de Pan avec un demi-point sur une ekipalakon aléatoire…
Je préfère garder le souvenir de toi plein de vie, avec tes montages à la con, tes fausses pubs et ta gentillesse.
Chérissons ce que nous avons, les mous, c'est très précieux. Ah, un tunnel…
regroupement en tête ! 3 joueurs a 6 points et un duel décisif qui accouche d'une victoire de couve de murville, cheerman qui prend un gros coup derrière la tête et c'est l'amour durix qui va serrer les fesses espérant que ses deux compagnons sur le podium perdent leur deux derniers matchs
J3 - panne de buts à domicile dans ce groupe, ce qui permet aux deux leaders de s'envoler déjà au classement. La messe semble déjà dite ici vu les écarts…Et le sera si les résultats de cette journée sont confirmés dès la J4.
J3 : ça y est, le PSV s'est réveillé, et il n'est pas content. Le Dinamo croate en a fait les frais, avec une défense dynamitée en bonne et due forme, au point de rester qualifiable mais avec une différence de buts en plomb plus que massif, ce qui permet au Slovan, inattendu vainqueur en terre italienne, de passer leader. Un membre du chapeau 4 qui se retrouve leader, ça n'arrive pas tous les jours ! Mais si le PSV continue sur sa lancée, ça ne devrait pas durer.
J3 : grosse moyenne, grosse déception - le concurrent de Saint-Marin n'ira pas loin cette année, il pourrait même viser le ZERO. Cela fait l'affaire des Bosniens qui reviennent sur le duo de leaders qui s'est neutralisé avec un rare 0-0 tout mou. Mais pour passer, les joueurs de l'Est vont devoir s'accrocher…
J3 : le PSG continue son parcours en mode bulldozer, et ce n'est pas un Celtic atone qui aura pu lui résister longtemps. La qualification semble acquise pour le champion français, où il est le seul dans ce groupe à avoir une différence de buts positive. L'autre match aura vu le réveil des Nord-Chypriotes, qui lancent enfin leur tournoi et se placent bien en vue de l'obtention du second ticket qualificatif, aux dépens de Bulgares trop mous en attaque - comme souvent.
J3 : les Saints gallois sont sur courant alternatif, et leur attaque est restée désespérément muette pour une deuxième défaite à domicile qui les fait glisser à la troisième place, derrière des Luxembourgeois qui continuent à tourner à presque cinq buts inscrits par rencontre jouée, ce qui leur a permis cette fois de fêter leur premier succès dans cette compétition, en terre arménienne, et de passer en position de qualifiables. Si les résultats se confirment à la J4, l'écart sera creusé pour ce duo luxo-chypriote.
J3 : 12, 14, et cette fois 15 buts inscrits en 2 matches. Les défenses ne sont décidément pas à la fête dans ce groupe ! Pour la troisième fois, le Zenith russe a marqué trois buts, mais il aura obtenu un troisième résultat différent en trois journées - cette fois donc, un revers à domicile contre la désormais ex-lanterne rouge du groupe. Résultat, le concurrent belge passe devant… grâce à sa meilleure attaque. Consolation, l'ennemi ukrainien reste embourbé en fond de tableau, avec le set 6-2 encaissé chez un Barça de gala.
J3 : tout le monde à 4 buts… sauf Aarhus, qui avec cette troisième défaite a probablement condamné toute hypothèse sérieuse de qualification. Ces résultats font l'affaire de Galatasaray qui entretient son petit espoir de passer au tour suivant, mais les Turcs devront faire un sans-faute sur la phase retour pour espérer passer devant les deux solides leaders.
Victoire de francis ici haut-la-main. La journée était propice aux gros points. Putzi reste en tête mais si, attention, le duel avec Vieux Pré commence à se dessiner.
Côté session, Le Bleu, le maillot à pois, est en tête.
Cinq victoires à l'extérieur ici mais ça ne se décente pas. A priori, ben ne devrait toutefois pas réussir à prendre les deux premières places du groupe.
L'arnaque du jour, c'est Voluntari et ses 11 points acquis avec 6 buts... On est surpris de voir Banja Luka si haut mais c'est mérité : 15 buts en 7 matches !
Débats mouleux, envie de nouveaux horizons mous, discussions acharnées sur le monde du mou, le ForuMou est le rendez-mou des passionnés de la Ventre Mou's League et de son univers.
nota bene : l'idéal pour apprécier ce papier (car il a été écrit selon cette logique) c'est de lire l'article, puis voir la vidéo, puis relire l'article avec la video en fond sonore
On a tous en nous une coupe du monde particulière, à la saveur unique, notre dépucelage, notre première coupe du monde télévisée. Pour moi, ce fut 1986. Troisième CDM organisée en territoire hispanophone, on avait fini par prendre l'habitude d'appeler ça "mundial" (et dans les années 90 avant que le foot ne devienne hype, on reconnaitrait les wanabee footeux à ce simple détail : ils diraient "moundial", même en 1994).
Le décalage horaire avec le Mexique rendait la vision des matchs aléatoire même si l'école, au mois de juin, est plus coulante. Autre problème : la qualité médiocre de l'image, il y avait eu des problèmes de son entre le Mexique et "Cognac-Jay" (sorte de lieu mythique situé on ne sait ou et qui contrôlait toutes les arcanes de la télévision française).
Passons sur le premier tour, lorsqu'on croyait que l'URSS ou le Danemark étaient des terreurs ; passons aussi sur les huitièmes, leur festival Butragueno (5 buts en un match, je crois), la surprise belge, et "le match le plus maitrisé de l'ère Platini" (dixit lui-même ou un collègue de bureau, je sais plus).
Le quart oppose la France au Brésil, à Guadalajara, ville que le documentaire d'Adophe Drey nous montre indolente et lacustre, à l'architecture coloniale. C'est aussi le QG des supporters brésiliens.
Le documentaire que vous allez voir est, semble-t-il, le "documentaire officiel" de la CM 86. Pourtant, je l'avais vu sur "la 5", la chaine de Berlusconi qui précéda Arte, et je croyais, jusqu'a la semaine dernière, qu'il s'agissait d'un documentaire français, et ben non.
Particularité de ce documentaire, outre une musique au synthé franchement bien, dans le contexte, qui restitue bien la dramaturgie du jeu, particularité, donc mais aussi idée géniale : accompagner les buts par les commentaires en direct des radios de la même nationalité que le but ! (cette phrase est atrocement bancale, donc en clair : but allemand, voix du commentateur radio allemand).
Dans cette vidéo vous aurez tout : le poteau brésilien, le but de Careca, les innombrables occases de part et d'autres. Miracle si la France parvient à faire nul à la mi-temps (but de raccroc de Platoche, entaché semble-t-il d'une faute de Stopyra sur le gardien).
Notez aussi le visage de cette supportrice brésilienne qui change tout au long du match, les chants hypnothiques de ses congénéres durant deux heures, la chaleur étouffante, tout cela parfaitement restranscrit à l'écran.
Côté commentateur, on aura reconnu les voix de Jacques Vendroux et de l'excellentissime et bien trop méconnu Jean-François Rhein (si méconnu d'ailleurs que je sais jamais comment écrire son nom).
Lors du but français, on entendra le mythique et tellement mou "viva les bleus", la sympathique chanson d'accompagnement de l'équipe de France. Et tu avais raison, Carlos : au Mexique on a vraiment joué comme des dieux !
Encore plus jouissif : la joie prématurée de Zico, enlacé par un partenaire, avant le pénalty. Joël Bats était en état de grace ce jour là.
Le documentaire est hélas incomplet, et l'on ne verra pas la lumineuse passe de Platini pour Bellone durant les prolongations, un Bellone irrégulièrement stoppé, sans que l'arbitre intervienne, et qui aboutit alors à une contre-attaque brésilienne qui n'aboutit pas, on se demande encore pourquoi ("on se demande encore pourquoi du côté de Sao Paulo", écrirais-je si j'étais journaliste à kiplé, mais comme j'ai pas encore écrit auriverde, vous aviez déjà deviné que je l'étais pas)
On arrive donc à la séance de péno. L'angoissante petite musique rythmée par un crispant chronomètre est idoine à la séquence.
Socratès rate son péno (ou plutot, c'est Bats qui le sort). On a l'impression que le commentateur brésilien a envie de le mettre aux travaux forcés, le Socratès !
Stopyra marque, pleine lucarne, on a eu peur, le ballon semblait se diriger façon drop, au dessus de la cage!
1-0 pour la France.
Alemao marque. Bats était parti du bon côté, mais le loupe de peu.
Amoros marque à son tour mais là aussi, c'est pas passé loin pour le gardien brésilien.
2-1 pour la France.
Zico s'élance, et comme pour son péno, tire au centre, et marque.
Bellone s'élance...poteau! puis cuir chevelu du gardien, et ça rentre ! les joueurs brésiliens contestent, et le commentateur s'étrangle de rage!
3-2 France.
Branco reste concentré et marque sans problème.
Et c'est au tour de Platini de s'avancer.
Platini qui n'a jamais loupé un pénalty en équipe de France.
Moi, presque puceau du ballon rond, j'ignorais cette loi non-écrite qui veut que le meilleur joueur soit très souvent celui qui loupe son tir au but.
Et de quelle manière ! Le ballon s'envole haut, haut, haut...très haut dans le ciel surchauffé. Platoche est effondré. Séville est passé par là.
C'était le jour de son annivesaire, il avait 31 ans.
Je ne pense pas alors, mais j'imagine après coup quel stress devait habiter ceux qui ont vécu la tragédie de Séville. Moi, j'étais plutot confiant. Sans passé, sans craintes.
3 partout.
Julio Cesar s'avance, je ne sais pas s'il avait déjà signé à Brest, mais les dieux le savaient, eux, et donc, logiquement, la loose était sur lui. Poteau sortant ! Bats n'arrive pas à y croire, le commentateur brésilien est au bord du suicide, la musique se fait à la fois angoissante et triomphante (elle a un peu la même texture que les synthés de New York 1997 ou d'After Hours, surtout avec le chrono).
Suit, de façon fugace, un très beau plan, pendant que Bats serre les poings, un plan de Platini conjureant Fernandez de ne pas lui faire revivre le cauchemar de Séville.
Fernandez s'approche, ses jambes sont aussi en plomb que la température. Il baisse la tête. Les vétérans de 82, devant leur écran, doivent être persuadé qu'il va le louper, ce richissime joueur (pensez-vous! au Racing lls vont lui donner 100 000 euros par mois! du jamais vu)
Gros plan sur la supportrice brésilienne, avant et après le tir de Luis. Magnifique. Notez le zoom à l'instant ou il faut (Fred Godard,si tu nous lis...)
Je défie quiconque à vu ce match de ne pas être un peu ému par la musique qui suit le tir de Fernandez, même si ce n'est pas du grand art musical.
Il reste un tir au but à chacune des deux équipes.
Bon,c'est un peu frustrant d'avoir coupé la fin, ou l'on voit Fernandez et Platini, à genoux, enlacés. J'ai ce doc en VHS, si un jour j'arrive à avoir le matos et le savoir pour fourguer tout ça sur youtube, je vous le ferais savoir.
Prochain épisode : France-RFA (France-Allemagne, pour ceusse d'entre vous qui êtes nés après 1986)
roberto (et les autres vieux) il faut absolument numériser vos trésors en VHS...C'est pas difficile, juste long. Il faut un ordi pas trop ancien, une carte d'acquisition vidéo (~ 50 euros) et un magnétoscope. Au pire il y a des boîtes qui le font.
Je peux vous donner un coup de main si vous voulez.
(Rhaaa, ce 1/4 contre le Brésil, que de souvenirs... Par contre ton France-RFA, si c'est celui de 82 à Séville, tu peux te le carrer où je pense je regarderai pas. Il n'y a qu'un sadique pour infliger ça 2 fois à une être humain. Je n'ai jamais revu les prolongations. Quant à celui de 86, aucun intérêt...).
ça n'a rien à voir mais cet été j'ai regardé france-espagne 84, et j'ai été estomaqué par le génie de platini. Cette vista sur les passes, nardidiou ! quel dommage qu'il ai du jouer avec une doublette d'attaquants aussi médiocre tout le long de sa carrière. Imaginez platoche derrière papin-cantona...
Ouais enfin Rocheteau c'était pas non plus un peintre...
Sinon très beau doc, ce que tu as péché là sur youtube.
Sans attendre ESPN ou tout autre programmation, c'est dispo sur Google Vidéos en durée intégrale (sans synthé ni commentaires radios mais la prononciation de Guadalajara par Drucker est priceless)
http://video.google.de/videosearch?hl=de&q=yahoo%20vid%20france%20brasil%201986&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv#hl=de&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv&q=france+brasil+1986&dur=3